Réflexions

Et où en est-on maintenant ? Un état des lieux par Johanna Drucker

Le 7 février 2018 avait lieu à l’Ecole des Chartes une rencontre avec Johanna Drucker, professeur à l’université de Californie, dans le cadre du Séminaire « Critique des Digital Humanities » de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Voici l’état des lieux de Johanna Drucker sur les institutions et l’enseignement des humanités numériques. Et mon opinion sur son intervention.

On peut distinguer deux champs de questionnement principaux : l’un tourné vers le passé, sur le processus d’institutionnalisation des humanités numériques, impulsé dans les bibliothèques, non pas, selon Johanna Drucker, parce qu’elles seraient plus ouvertes aux changements que les universités ou les musées mais parce que l’infrastructure des bibliothèques – dans leur organisation – impose une réelle flexibilité.

D’autre part, les perspectives pour l’avenir de l’enseignement semblent pointer vers la généralisation d’un module numérique dès le premier cycle des études supérieures en humanités. En effet, si les élèves en statistiques et en sociologie sont formés dès la licence à l’analyse et à la critique des grands jeux de données (technique de collecte, critères pris en comptes, écartement des outliers), ce n’est pas le cas des étudiants d’histoire, de littératures, philologie et autres humanités.


Mon avis sur cette séance du séminaire

J’ai trouvé la séance extrêmement rafraîchissante. La liberté de parole, la convivialité et la teneur des propos de Johanna Drucker témoignent de la vivacité des humanités à l’heure ou d’autres les croient condamnées.

Originaire d’une formation en management, je partage le grand pragmatisme de nos voisins outre Atlantique. Malgré les réserves des chercheurs à l’égard des partenariats et mécénats d’entreprise, j’ai été frappé de la volonté partagée d’agir. Loin de chercher à s’enfermer dans leur tour d’ivoire, les humanistes du numérique veulent s’engager, collaborer, contribuer à leur domaine de connaissance et à sa pérennisation à la fois.

Cette perspective me confirme dans le choix d’étude en humanités numériques et me rend très optimiste pour le futur.

Qu’en pensez-vous ?